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L'oeuvre au Noir
mercredi 28 mai 2008, a 08:54
Bienvenu
 

Bonjour,

les poêmes se succèdent comme un concept, un pari auquel je m'essaie.
 
En gardant la ligne directrice de poèmes sombres, je cherche à respecter une contrainte temporelle, et à en placer en moyenne un nouveau tout les deux jours.

Forcément, j'ai conscience que cette gymnastique induit que les poèmes peuvent avoir une qualité variable, puisque je ne les reprends pas, et je vous conseille de papilloner sans chercher à les lire de manière linéaire.

Merci pour votre visite, n'hésitez pas à me laisser un commentaire.

En espérant vous compter parmis mes lecteurs.

samedi 07 novembre 2009, a 09:43
Le vent des oubliés
 

Quand le vent souffle sur les trésors
Et renversent sans hésiter les décors
De la ville installée des regards oubliés,
Un vide immense et douloureux se crée.

Une voix au lointain se répète encore
Mais elle n'efface en rien ni les torts
Ni la danse des souvenirs de ces jours
Au si doux parfum du toujours.

La chanson s'essaye à brouiller les pistes,
Mais le ton prend des airs défaitistes,
Et même quand il repart sur un air gai,
Il laisse des traces que l'on ne peut effacer.

Drôle de vide installé au milieu de l'air soufflé,
Ou se repose encore et encore sans s'effacer
Ces nœuds qui se sont doucement noués,
Et qui n'arrive pas à se faire oublier.

Continuer, s'arrêter, avancer,,
La ville détruite n'a plus d'envie,
Elle se noie dans les regards de l'oubli
Et fais semblant de doucement se reposer…

samedi 07 novembre 2009, a 09:40
Le masque blanc
 

J'ai en moi, maudit, la double face de l'étrange
Que je cache toujours sous le sourire de l'ange,
Et c'est ainsi que sous le masque, le méchant
Dissimule les invisibles promesses des alléchants,

Et la douleur chantée de tous ces matins rudes.
Je camouffle par la douceur de mes attitudes.
Les griffures des envies aux immobiles secrets
Qui se perdent dans les ombres de l'indicible forêt.

Le masque blanc à pourtant la couleur des frivoles
L'immobilité cachée des douces envies des idoles.
Mais sous le figé sans vie coule le sang des passions
Et la terreur mille fois invoquée des intrépides dévotions.

Le masque sans forme à le sourire des idées apaisées
Dans une face lisse comme le vent, il souffle des baisers
Et chante la douceur de ces inconnues mystérieuses
Qui rappelle comme la vie se doit d'être sérieuse.

samedi 07 novembre 2009, a 09:39
le mal de moi
 

Le soleil du matin
Semble avoir les traits 
De ma fatigue, et l'air malin
du brouillon de mes idées.

Et oui, il y a des jours
Où je maudit toujours
Le corps ombrageux 
De ce vent tortueux.

Je n'arrive pas ce matin
A quitter le malsain
Et à me laisser emmener
Par une douce facilité.

Et oui, il y a des jours
Où ma nausée est bien ancré,
Dans un perdition d'idées,
Et de multiples détours.

Je hais même ce matin,
Où la tête pleine de chagrin
J'ai le dos torturé,
Par la douleur de mes pensées.

samedi 07 novembre 2009, a 09:32
Rire unedernière fois
 

profitez tant que vous pouvez,
car je sème mon poison,
où le bonheur sent bon.

Riez, riez je vous en pris,
n'entachez pas de mépris,
ces joies qui vous sourient,
avant que ce ne soit fini.

Je n'ai pas besoin de vous,
pour voir que je suis le mal
que je m'installe dans les dessous
de votre bonheur que j'avale.

Après moi, plus rien.
J'ai tué le mien, le sien et le tien.
Et pourtant j'était si bien,
dans ce qui ne ressemblait à rien.

Le Diable ne m'a rien donné,
alors je lui ai tout pris,
l'ai emballé au gout de mes envies,
sans ne plus ni penser, ni raisonner.

Et quand les flammes brulent,
il est trop tard pour hésiter,
juste laisser le temps passer,
en regardant où tout cela peut nous mener

vendredi 28 août 2009, a 16:41
fumée blanche, fumée noire
 

Fumée noire, fumée blanche,
Je t'aspire,
Et te respire

Et laisse couler
Le sang versé,
De l'ombre des matins
De celui qui n'est rien.

Fumée noire, fumée blanche,
Je soupire,
Sans sourire.

Et laisse passer,
Ces drôles d'idées,
D'un mensonge,
Plus près d'un songe.

Fumée noir ou fumée blanche,
Drôle de rire,
Sans finir

Et que m'importe,
Que le temps s'arrête
Et qu'à ma porte,
cogne l'indiscrète.

Fumée noir et fumée blanche
Je t'aspire,
Sans faillir,

Et laisse tomber,
Sans arrêter,
Tous mes espoirs,
Tous désespoirs.

mercredi 26 août 2009, a 18:13
les espoirs déçus
 

Les espoirs déçus,
De regards qui se faufilent,
Se glissent et cherchent le fil,
De ces pensées méconnues.

Espérant réussir à voir le caché, 
Ce parfum toujours un peu altéré, 
A cette douceur égarée. 

L'incompréhension permanente
Qui vient se confronter très tôt, 
à des questions embarrassantes, 
a la dureté, aussi, de ces mots, 

Tout semble à la fois ne vouloir plus rien dire
Et encore, encore, continuer à sourire,
Que de douleur dans ce rire…

Et puis, et puis, toujours 
Ces souvenirs, ces souvenirs d'amour 
Tout à la fois tendre et amoureux, 
Violent et douloureux. 

Lâche, lâche de moi 
Lâche, lâche de toi,
Lâche de toi et moi

Et puis, et puis, cette maudite mémoire,
Qui ne cesse de venir me visiter, 
Qui jamais  n'arrête de me relancer, 
Et pourtant ne me laisse que si peu d'espoir.
 
C'est la danse des espoirs déçus
De l'ombre des envies cachées
De cette lâcheté amoureuse têtue,
Qui jamais n'arrête de chanter.


mardi 25 août 2009, a 21:36
La nuit
 

Danse et chante, toi, le noir de mes nuits
et souffle ce soir sur mon esprit 
Ou plus rien ne sourit.

Ah si tu savais, maudite toi,
Ce que je hais cet amour qui nous lie...

Pleure et crie, car les affres de l'enfer,
Ont ce soir dans ma bouche ce gout de fer.
Où je me perds...

Ah si tu savais, maudite toi
Ce que je te hais, toi qui me faiblit...

Tu m'as jetté ta souffrance,
Comme une trop longue errance,
Me rejetant sans pitié dans cette danse.

Ah si tu savais, maudite toi,
Ce que je hais cette amour qui nous ravit...

Et me revoila, à ne plus supporter,
ni le jour, ni l'idée d'aimer
ni de seulement respirer.

Ah maudite toi,
Ce que je te hais toi que jamais je n'oublie

jeudi 20 août 2009, a 11:00
condamné
 

Allez, je fais dans les vieux, voir très vieux poèmes. Celui là, c'est le premier poème quej'ai écrit. J'avais quinze ans... Le temps passe vite, c'est fou...

Pas à pas il avance,
l'œil morne, la lèvre pendante,
pantalon noir et chemise blanche,
mais pas à pas il avance.
Dans sa tête, cris d'oiseaux, odeurs de fleurs,
Il tremble, il a peur,
Mais pas à pas il avance.

Entre deux hommes vêtu de noir,
dans un couloir de marbre blanc,
yeux baissés et idées noires,
il avance en tremblant.
Il sue, il a peur,
ses pieds nus frottent sans pudeur
sur la neige du sol blanc.

Dans ses yeux, souvenirs,
images et odeurs se mélangent.
Image d'une femme nommée Solange.
Des regrets, un soupir,
dans un visage sans pleurs.
Il tremble, il a peur,
et il avance sans sourire.

Ouvert devant lui,
un gouffre devant ses pieds,
une douleur détestée,
l'horrible noir de la nuit.
Il a froid, il frémit,
mais pas à pas on le pousse sans pitié.

Quand soudain il se souvient,
derrière lui de son passé,
devant lui sa destiné.
Et sa fin sans refrain,
comme un trou noir trop distinct,
alors lui apparaît.

Mais pas à pas il avance.
Dans sa tête, bois et métal,
rencontre qui fait si mal.
Et le tranchant du froid métal,
l'obsède, lui fait horreur.
Il tremble, il a peur,
mais pas à pas il avance,


quand soudain il trébuche.
Deux hommes vêtu de noir,
dans un couloir de marbre blanc
le relèvent sans ménagement.
Il baisse les yeux, ne semble plus rien voir,
mais pas à pas il avance.

lundi 17 août 2009, a 15:18
petite princesse
 

Un très vieux poème dont je ne suis pas très content, mais qui a son histoire

Méfie toi petite princesse,
si tu ne sais me retenir,
si tu ne m'accroches par un sourire,
qu'un jour je ne disparaisse.

Je m'accroche un instant,
mais je suis comme le vent,
le monde m'appartient,
et je ne crois trop en rien.

Méfie toi petite princesse,
l'amour ça s'entretient,
aucun feu ne brûle sans rien,
qu'un jour je ne te laisse.

Mais pour l'instant petite princesse,
tu es plus douce qu'une caresse,
plus belle qu'un ciel d'été,
et le soleil devrait te jalouser.

Et si tu accepte de prendre ma main,
alors c'est ensemble que nous partirons demain.
Et même la douleur nous fera rire,
tant j'ai d'amour à t'offrir.

Petite princesse, ne m'oublie pas,
pour toi je serai toujours là,
petite princesse ne m'oublie pas,
moi je pense très fort à toi.

jeudi 13 août 2009, a 14:41
Las
 

Las d'être là.
Passe le temps,
et je suis là
de temps en temps.

Sonne le glas
et danse les trolles.
Changeons de rôle,
je suis las d'être là.

Résonne les voix,
et passe le temps.
Je te vois 
de temps et temps.

Souffle le vent,
et je me glace.
Je suis las
d'être nonchalant.

mardi 11 août 2009, a 12:55
Petite Maman
 

Je suis en retard, du coup, j'en mets deux aujourd'hui...


Petite maman
bien trop jolie
pour être seule encore aujourd'hui

Petite maman
tu me souries
j'aime ça et je te le dis

Ton histoire 
je la connais,
elle me touche, et tu le sais.

Un mari vite épousé,
une histoire d'amour
pas pour toujours,
et une fille.

Petite maman
tu me souries,
bien trop jolie
pour être seule encore aujourd'hui.

Bien sur il te faut du temps,
pour panser
tes nombreuses plaies,

quelques instants,
de temps en temps,
pour te revoir
avec espoir.

Mais tu me touches,
je te le dis,
et tu souris.

Petite maman,
bien trop jolie
pour être sans amant
encore aujourd'hui.

Un regard, ton sourire,
des yeux qui brillent,
et qui pétillent.

mardi 11 août 2009, a 12:53
Est ce donc toi ?
 

Est-ce donc toi que j'ai rencontré,
jolie fille aux grands yeux,
petit corps de tendresse et de feux
où mon corps s'est lové?

Ah mon double adoré,
je pleure les larmes de sang
d'un roi qui chût lentement
du soleil à l'obscurité.

Est-ce donc toi que j'ai rencontré,
caresse du vent interdit,
douce chaleur du soleil maudit,
ou t'ai-je seulement rêvé?

Bercé par la caresse de ta voix,
du goût de tes lèvres enivrées,
je buvais ta sensualité.
Cela ne dura qu'une seconde, je crois,

mais ton odeur et ton goût,
et les frissons de notre peau
noyés dans une goutte d'eau
de cet orage si doux,

ont tatoués le vent à jamais
d'une caresse d'éternité.
A bientôt mon double adoré,
sache juste que je t'ai aimé.

A bientôt jolie fille de toujours,
je rejoins mon amour,
je reprends mon chemin,
il est l'heure de reprendre le tien.

dimanche 02 août 2009, a 10:19
Je pense à toi
 

Et doucement le verre se vide,
et la musique s'infiltre en moi.
La tête me tourne, je pense à toi,
et je me meurs d'être si timide.

Je te vois, tu n'es pas là,
liquide jaune au goût insipide,
la tête me tourne, je pense à moi
et je me meurs d'être si timide.

Je tends la main
comme pour mieux me relever,
m'accroche, me laisse couler.

Je tends la main,
la tête me tourne, je pense à toi,
et je te vois, tu n'es pas là.

Triste douleur, et verre vide,
jour sans couleurs, bouteille vide,
je me meurs d'être si timide.

jeudi 30 juillet 2009, a 20:26
la vision
 

Je cheminais entre quelques arbres isolés,
tout n'était que cailloux et poussières,
sol brûlé par un soleil sans pitié,
où seul ces arbustes semblaient résister, fiers,

aux attaques du dieu doré.
Le serpent de terre, sinueux et rugueux,
se faufilait entre chacun de ces combats isolés,
s'accrochant aux zones d'ombres qu'octroyaient ces généreux.

Quant à moi de milles-injures je maudissais
celui dont les indications m'avaient égaré
dans ce lieu que seul les cactus semblaient apprécier,
la bouche pâteuse et le corps de sueur mouillé.

Pourtant au détour d'une butte de terre brûlée
que le chemin avait décidé de contourner,
je vis une vision, caresse pour la pensé,
oasis de fraîcheur dont mes yeux ne pouvaient se détourner.

Une petite rivière était là cachée,
goutte d'eau dans laquelle une nymphe se baignait.
Toute la beauté du monde semblait se concentrer
dans cette nudité que le soleil et l'eau me révélaient.

Je restais là, stupéfait et muet,
à contempler cette mélodie,
où la mort ne pouvait que jalouser
tant de douceur et de vie réunie.

L'espace d'un instant, d'une année
ou d'un jour, le temps s'était arrêté.
Le vent naissait des cheveux de cette beauté,
laissant penser qu'à tout moment elle pouvait s'envoler.

Même le soleil paraissait terne à côté
de tout ce rayonnement de sensualité
d'un corps qui ne pouvait exister
que pour être caressé et admiré.

Puis soudain elle m'aperçut,
s'arrêta et m'accorda un sourire discret
puis comme une biche effarouchée
d'un souffle de vent elle disparut,

laissant la chaleur reprendre ses droits
et le temps refaire la loi,
ne me laissant comme seul souvenir
qu'un minuscule petit sourire.

mardi 28 juillet 2009, a 18:21
l'adieu
 

Adieu jolie fille,
j'espère ne plus te rencontrer,
adieu belle fille,
car à tes beaux yeux détestés,

j'ai toujours eu l'horrible sensation
de me ridiculiser,
l'horrible sensation,
d'être ce que j'ai toujours détesté.

Adieu, douce fille,
noyé par tes sourires,
adieu, drôle de fille,
il ne me reste que des soupirs.

Je me suis fait piéger
par le jeu que j'avais moi-même créé,
par un filet empoisonné
que j'avais moi-même tissé.

 Adieu jolie fille,
pourtant je t'ai aimé,
adieu belle fille,
je t'ai aussi détesté.

dimanche 19 juillet 2009, a 09:37
Clara
 

C'est le matin, 
et l'air de rien 
petite fille toute jolie,

C'est le matin,
Du moins je crois bien,
Ma petite fille, frisson d'ici

Un jour de plus,
Une nuit de moins

Dans la douceur de tes idées
Je te regarde tout transporter
Tu me regardes, et tu te ries

J'entends ma voix qui alors te dis :
« Ce que tu es belle ma jolie »
C'est le matin, du moins je crois bien,.

Un jour de plus,
Une nuit de moins

Et l'aube souffle son vent froid,
Les voiles se lèvent sur Ophélia,
Sur les trésors de tes joies,

Les rois sont las, les reines sont pâles,
Mais toi tu franchis les frontières,
Passe du réel à l'éphémère

Un jour de plus,
Une nuit de moins

Tu cours, tu chantes et est tout à la fois,
Le chant des anges et le râle des mois,
Celle qui me soutient et me retient

Qui me fait chanter dans les jardins
Du bienséant et du mondain
Je t'aime ma jolie moi. 

mercredi 08 juillet 2009, a 08:50
La colère d'Ephyré
 

Quelle colère, de rage de feux et de sang,
Qu'a tu fais naître en deux mots 
Les couleurs des muses d'antan,
Les dieux salis et milles héros,

Que viennent pourrir les caresses,
Et frémissement d'une lyre lascive
Que moi seul entends. Milles déesses,
Réunient aux regards de captives,

Chantent l'insulte d'une dieu naissant,
Qui vient pleurer la rédemption,
D'un toit sans plus aucune autre raison,
Que celle de la douceur de ta peau d'amant.

Je connais ta douleur, petit soleil, mais toi,
Imagines tu seulement l'ombre de mes peines
La couleur torturée du vent de mes joies ?
C'est ce jour de gloire, l'avènement d'une reine,

Qui vient porter aux nues le souffle de nos corps.
Mais moi, fils de l'indiscrète, qui entend encore
Mes sanglots, mes râles, et les gouttes des larmes
Qui coulent le long de cette colère sans armes ?

Quelques mots posés d'une couleur incertaine,
Ne suffisent pas effacer le temps des haines,
Des amours qui ne s'arrêtent pas de vibrer,
Malgré les silences de ces voiles levés.

vendredi 03 juillet 2009, a 09:07
j'ai peur
 

J'ai peur
Il paraît que c'est normal d'avoir peur

Je n'ai pas peur de la mort
Peut-être à tort
Je n'ai pas peur de sourire
Cela me fait même plutôt rire

Pourtant j'ai peur
Terriblement peur…

Je n'ai pas peur d'aimer,
Ni de ne pas être aimé.
Je n'ai pas peur d'échouer,
Ni de simplement pleurer,

Pourtant j'ai peur,
Tellement souvent peur,

Je n'ai pas peur de décevoir,
Et je suis tellement rempli d'espoir.
Je n'ai pas peur des sirènes,
Ni de vos chants de haine,

Je n'ai pas peur de la vie,
Ni de tout ce qui la détruit,
Pourtant j'ai peur,
On me dit que c'est normal d'avoir peur...


lundi 29 juin 2009, a 19:10
l'air de rien
 

Curieux matin, au goût innommable,
A l'odeur pourtant aimable,
Où je me lève sans idées aucune,
Pas l'ombre d'une rancune,

D'une tristesse ou d'un sourire.
D'une larme ou d'un petit rire
Rien, il ne reste rien… 
Comme si mon cœur malin

S'était barricadé 
Laissé volontairement enfermé
Avait fermé les portes,
Et s'était replié de la sorte.

Tours de pierre,
Châteaux invincibles,
Prisons inaccessibles,
Tant par la terre que par mer, 

Fermant les volets à tout
Pour sans doute se blottir, se lover
À l'abri du regard de fou 
De cet esprit attardé

Ame torturé
Pouvant le déséquilibrer. 
Je suis vide ce matin,
Sans amour ni chagrin,

Quelle drôle de sensation,
Que d'écouter la pluie tomber,
Voir le matin se lever,
Sans aucune ambition.

mercredi 24 juin 2009, a 21:14
l'incertitude du moi
 

Le soleil couvert par les cris,
les cris et les coups de folie,
puis la pluie...
Et cette orage qui finit.

Et enfin, une voix,
l'odeur de tes pas,
et quelque chose de moi,
quelque chose qui ne pars pas.

La fatique enfin,
et le doute si soudain,
avec cette air de refrain,
qui revient avec entrain.

L'orage, toujour lui,
toujours lui pour l'oubli,
l'oubli des interdits,
et les interdits tant maudit.

La lassitude, dis tu, à toujours,
ce gout d'amertume des amours
qui restent un petit peu sourd,
à la douleur et aux grands retours.

dimanche 14 juin 2009, a 12:33
Cassandre
 

Cassandre n'a pas
Le courage de ses envies,
Elle laisse doucement sa vie,
Avancer à petit pas,

Prendre les chemins hasardeux,
Des lignes non contrôlées
Qui la mène vers de drôles de cieux,
Où ses rêves sont malmenés.

Cassandre a pourtant bien
Des envies, des rêves et des idées,
Elle se veut fille de bien,
Brillante, amoureuse, et décidée.

Au lieu de ça, les jours passent,
Elle les regarde s'étirer,
En n'arrivant pas à se décider,
Avec un petit air las,

Cassandre voudrait le monde,
Mais lui ne veut pas d'elle,
Il semble ne pas s'offrir à celles
Qui n'entrent pas dans la ronde

De ces drôles de gens acharnés,
Qui ne laissent rien passer,
Mais qui s'usent doucement,
Vieillissent prématurément.

Oui, Cassandre n'est pas comme eux,
Et cela la rend profondément
Malheureuse, alors tout tristement,
Elle laisse passer les temps heureux.


mercredi 10 juin 2009, a 08:30
eva
 

La jolie Eva relève son menton : elle a une idée, 
Elle sèche ses yeux de tristesse encore inondés
Elle incline la tête et reprend doucement ses rêves
Que perdu dans ses idées noires, elle avait mis en grève.

De son lit aux odeurs rassurantes, lentement elle se lève 
En essayant de ne pas perdre de vue un instant, la lueur de son rêve
Qui ce matin, dans les nuages de ses yeux à creuser un sillon
Et refait naître une douceur, laisser se faufiler un rayon

La jolie Eva fait une petite moue de ses toutes petites lèvres
Son esprit est encore douloureusement empli d'une certaine fièvre
Même si elle commence à entrevoir doucement des lueurs
Son esprit à encore des sursauts et des frissons de sueur

C'est que cette toute curieuse jolie jeune fille, elle est tenace
Et Eva, du plus bas de ses effondrements elle fait toujours face.
Et à chaque fois elle arrive à reconstruire des vrais palais de gaîté
Et Eva, c'est sans doute ce qui fait sa toute particulière beauté.


lundi 08 juin 2009, a 23:24
la chanson des silences
 

l paraît qu'on a vraiment choisi,
Il paraît qu'on a sagement parlé,
Et que tout à été au mieux décidé,
Pour moi, pour toi, et l'on a souri,

Et pourtant, pourtant…
La valse des doutes continus,
Des interrogations maintenues,
S'installe parfois pernicieusement.

Il paraît que c'est au mieux,
Plus simple et tellement plus sérieux,
Plus raisonnable et sans doute acceptable,
Le tout sur la gentillesse d'un ton affable.

Et pourtant, pourtant…
La pluie indifférente continue de tomber,
Le vent moqueur n'arrête pas de souffler,
Et rien n'a vraiment le goût des avants.

Il paraît que sans doute tu le veux,
Il paraît que moi aussi je le veux,
Et que tout se doit d'être ainsi,
Car cela depuis toujours été écrit.

Et pourtant, pourtant…
Je continue encore des fois sans m'arrêter,
Tu continues encore parfois sans faux semblant,
Et le temps, lui, refuse toujours de s'apitoyer.


samedi 06 juin 2009, a 08:45
Le mome
 

Il a le regard parfois impassible
Puis discrètement repère sa cible,
Il mobilise sans fair-part son curieux équipage
Pour provoquer alors un incroyable tapage

On l'a collé là, dit on, pour lui et malgré lui
dans ce drôle d'endroit plutôt mitigé,
où,  parait il, on est censé le rééduquer.
Et peu importe ce qu'il en dit.

Il n'a rien d'une gentille fleur
Et pourtant c'est un enfant charmeur.
Il encaisse les coups, l'attitude craintive,
Mais les provoque par des jets de salive.

On lui crit avec envie d'etre sage,
lui fait rentrer ses pleurs par la gorge,
il parait que c'est un caractère qu'on lui forge,
mais ce qu'il ressent, lui, c'est de la rage.

Il joue à faire peur, écoute les babillages.
Et, dès qu'il peut, fugue vers le village
Il ne sait pas où aller et traîne ses souliers,
Dans des trajectoires et des chemins irréguliers

On parle de lui, parfois en bien, souvent en mal,
depuis toujours il se fait par lui même, indiférent,
survivant à tout et à son pire fréquemment
se construisant lentement une cuirasse dur et de brutal.

Il n'a rien de quelqu'un de respectable
Et n'a même jamais entendu le simple mot notable.
Il a vécu l'innommable au sein de sa famille
Et toute cette horreur encore l'habille.

On l'a mis la bien malgré lui,
lui qui depuis toujours à tout survit,
et on voudrait le changer, le transformer,
en utilisant ce qu'on lui dit d'abandonner.

Il provoque, insulte, cherche et mécontente
Se rassure de cette violence latente.
Il joue les hommes quand c'est encore un garçon
Et parfois s'apaise par une simple chanson.

mercredi 03 juin 2009, a 08:30
les joies oubliées
 

Dans la fatigue du temps perdu,

Dansent les joies égarées

Des sourires d'un temps passé.

 

Un mot de trop et je suis tus,

Et les pensées s'agitent en farandole

et mes idées font les marioles.

 

Rien, non rien n'a plus ce goût,

Des tangos aussi infidèles que torturés

Par d'infatigables arrière-pensées

 

Avec parfois le regard hagard

C'est le parfum d'une autre vie,

Où trop souvent tu m'oublies.

 

Mais je suis là quant tu es las,

Et je te parle d'un autre ton

De ces joies d'un moribond,

 

Pour qui le faux est le courage du vrai,

Sans aucunes méchancetés

Ni même faux airs d'un oublié.

lundi 01 juin 2009, a 13:29
Le baiser de l'ange
 

Je me laisse laisse lentement entraîner 

Dans des effluves parfumés
En prenant doucement un air enchanté.
Et je laisse cette chanson sexuée
S'installer jusqu'au refrain final
quand je la sais pourtant fatale

Étrange, oui, comme c'est étrange
De boire ce mélange entre démon et ange.
de n'en laisser que quelques gouttes s'échapper
me laissant dans une torpeur assommée
avec les pensées à la fois douces et exaspérées
Et sans aucun doute le sens moral bien altéré.

Curieux, oui, comme c'est curieux,
De ce vouloir être tout à la fois mystérieux
torturés aimant, amant et aimé
à coup d'instants volés
Et en même temps de prôner l'immortelle
Dans une danse aussi torturé que fidèle.

Et je me laisse entraîner le long d'une corde roide
faite de pensées, d'odeurs et de touchers
de fantasmes, fantômes et baisers
qui me donnent parfois une lente caresse froide
Et puis se laissent enterrés en se disant qu'elles dorment
Tout en sachant que ce moi n'est pas vraiment mort.

jeudi 28 mai 2009, a 21:51
Le vent d'Aragon
 

Dans le brouillon emmêlé de mes idées,
J'écoute lentement naître des mots interdits
Aux couleurs d'une douceur oubliée,
Qui ce matin me fait sourire, me pâlit aussi

Des guerres perdues, des combats arrêtés,
Les chevaliers dantesques d'une mémoire
Se faisant les bourreaux à la fois d'un passé
Et d'un présent aussi caché qu'ostentatoire. 

C'est une forme de lassitude, sans doute,
Que d'avoir tous les jours à reprendre,
En n'ayant pas le droit de se méprendre,
Les habits des combats, le stress et le doute

Pour tenter vainement un peu d'obtenir 
Les poussières des désirs et envies
Que jour après jours, je m'essaie ainsi
A construire, encore, et ce malgré le détruire.

vendredi 22 mai 2009, a 21:33
le refrain invisible
 

Je chantonne
Et tu t'étonnes.
Je m'étonne
Tu es atone.

Je m'abstiens
L'air de rien
Tu reviens
L'air assassin.

Je rouspète
Et tu m'embêtes,
Je m'arrête
Et tu fais la tête.

Je suis las
Et tu m'embrasses,
Je t'enlace
Et tu te lasses.

jeudi 21 mai 2009, a 18:15
citron et sucre
 

J'ai le goût acre de la nuit
Qui me rappelle le parfum de la suie
Et quoi que je dise, il me plait
De ne plus avoir le masque du parfait.

Puissance du jamais,
Et courage qui me plait.

L'envie d'une ambition goulue
Me fait tenir dans un charme dissolu
Où je danse sur un air inconstant
En espérant que cela dure longtemps.

Oublie parfois du toujours
Mais rire un peu sans humour.

Je n'arrive peut-être plus à me reposer
Mais la vie me laisse son baiser
Et si le temps me griffe ainsi
Je suis toujours le dernier des servis.

Croire en l'immortel
Et se laisser tomber sans ailes.

Je sais, je sais que c'est abuser
Que de vouloir sans cesse user
Du parfum caché des je sais
En étant toujours un peu contrefait

dimanche 17 mai 2009, a 22:15
l'Adeline
 

Dans un souffle la nuit
C'est mise à parler pour lui
Et à lire, dire et redire
Des mots parlant du mourir.

Etait ce mourir ?
Il y avait pourtant des sourires ?
Il y avait tes pas,
Et l'odeur d'un je ne sais quoi.

Et pourtant pas de soupirs
Il n'y a personne à secourir,
Personne qui puisse guérir
Et aucune âme de martyr

Des cœurs s'enflamment.
On y parle de certaines dames
Des larmes coulent dans les yeux
Et certains ont l'air soucieux.

Dansent les rois,
Parle tout bas,
Un je ne sais quoi
Est toujours là.

Racontent les dieux, racontent les songes
L'histoire des maux qui rongent
Des vies toutes pleines de craintes
Et de ces fleurs jamais éteintes


samedi 16 mai 2009, a 17:05
les yeux fatigués
 

La fatigue de mes yeux
N'aura jamais le goût que tu veux,
Et j'attends sans trop y croire
Guettant le parfum de l'espoir.

Quand Amiré, reine des reines,
Regarde patiemment 
Le souffle des avants
S'installer sur sa peine,

Eishé, lui, ne comprends rien
Aux allers-retours incessants,
Que son coeur parcours l'air de rien,
Le laissant malheureux très souvent.

C'est le temps des rois
Qui avance à petits pas
Sans laisser s'étirer 
la douleur des après

La fatigue de mes vœux
N'aura jamais le goût que je veux
Et j'attends sans espoir
Guettant le parfum des avoirs.

Présentation
L'Oeuvre au Noir.

Derrière le titre du roman de Yourcenar, c'est un parcours de poèmes sombres. Un pari, celui de mettre un nouveau poème au moins tout les deux jours, certains sont très vieux, d'autres seront écris le jour même.

Bonne visite, et bonne lecture. N'hésitez pas à me laisser des commentaires.

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commentaire(s)
Le masque blanc samudra (07/11/2009 13:00)

haaaaaaaaaa enfin , ...

fumée blanche, fumée noire usagi (29/10/2009 19:02)

très beau texte moi...

Bienvenu Aaricia (23/10/2009 15:06)

Bonjour, Je viens...

petite princesse SAMUDRA (17/08/2009 20:02)

ho lolo mais dis moi...

Las samudra (13/08/2009 16:40)

harffffffff , comme ...

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