| mercredi 28 mai 2008, a 08:54 |
| Bienvenu |
Bonjour,
les poêmes se succèdent comme un concept, un pari auquel je m'essaie. En gardant la ligne directrice de poèmes sombres, je cherche à respecter une contrainte temporelle, et à en placer en moyenne un nouveau tout les deux jours.
Forcément, j'ai conscience que cette gymnastique induit que les poèmes peuvent avoir une qualité variable, puisque je ne les reprends pas, et je vous conseille de papilloner sans chercher à les lire de manière linéaire.
Merci pour votre visite, n'hésitez pas à me laisser un commentaire.
En espérant vous compter parmis mes lecteurs.
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| jeudi 21 août 2008, a 10:36 |
| Mefie toi |
Méfie toi petite princesse, si tu ne sais me retenir, si tu ne m'accroches par un sourire, qu'un jour je ne disparaisse.
Je m'accroche un instant, mais je suis comme le vent, le monde m'appartient, et je ne crois trop en rien.
Méfie toi petite princesse, l'amour ça s'entretient, aucun feu ne brûle sans rien, qu'un jour je ne te laisse.
Mais pour l'instant petite princesse, tu es plus douce qu'une caresse, plus belle qu'un ciel d'été, et le soleil devrait te jalouser.
Et si tu accepte de prendre ma main, alors c'est ensemble que nous partirons demain. Et même la douleur nous fera rire, tant j'ai d'amour à t'offrir.
Petite princesse, ne m'oublie pas, pour toi je serai toujours là, petite princesse ne m'oublie pas, moi je pense très fort à toi. |
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| mardi 19 août 2008, a 09:19 |
| l'indistexte |
Jamais ne cesse La violation du droit, Et le souffle froid.
Encore et sans cesse, Le vol prend son essors Dans la droiture qui mord.
Souffle de déesses, Et course effrénée Vers un horizon obstrué,
Les lutins disent la messe, Et le vin coule à flot, Et je ne dis mot.
Dans le silence sans caresses, Les larmes volent les mots, Et me laissent à peine à flot. |
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| jeudi 14 août 2008, a 11:54 |
| clara |
Assise à la grande table Tu es aussi belle qu'adorable Et je respire l'air coloré Que tu laisse échapper
Tu es discrète et coquine, Tu babilles et tu souris, Tu attends et tu rapines, Les morceaux de ma vie,
Que je laisse passer. Tu es drôle et souriante, puis sérieuse et moquante, Tu questionnes et éclaires,
Par tes petites mimiques, Les nuages menaçants, Qui deviennent souriants. Sans plus de panique.
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| mardi 12 août 2008, a 08:29 |
| le bateau ivre |
Un jour je courrai impassible Et mon cœur sera sans cible, Et ce jour, je serai l'équipage De mon propre et terrible tapage.
Mais le vent des chaires A toujours ce goût amer Mais aussi le regard d'un enfant Et la tendresse des triomphants.
En attendant le souffle des peaux Je suis celui qui joue au beau Et qui ne badine plus de ses vacheries Et embrassant le pied des Maries.
Soit, soit dit les mots de braises Et que la pluie souffle le malaise Et que les cœurs des lâches Relèvent les vies sans tâches. |
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| samedi 09 août 2008, a 10:07 |
| le refrain invisible |
Je chantonne Et tu t'étonnes. Je m'étonne Tu es atone.
Je m'abstiens L'air de rien Tu reviens L'air assassin.
Je rouspète Et tu m'embêtes, Je m'arrête Et tu fais la tête.
Je suis las Et tu m'embrasses, Je t'enlace Et tu te lasses. |
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| lundi 04 août 2008, a 08:29 |
| Thèlme |
Ecrire un peu parfois,
des mots qui ont le droit
là où ils le veulent
sans jamais être veule.
Laisser le temps passer
sans jamais l'arrêter. Courir toujour courir,
dans un semblant de sourir.
Détruire le beau
détruire le propre,
Ne rien laisser d'autre
que ce qu'il faut.
Construire le beau
Construire le propre,
Ne rien laisser d'autre
que ce qu'il faut.
Et puis mourir
s'éteindre d'un coup
Oubliant d'être beaucoup
en laissant la vie sourire. |
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| jeudi 31 juillet 2008, a 11:08 |
| Un matin |
Un réveil, un grognement, Tu rouspètes fortement, Et je râle à mon tour,
Et puis ce matin, Je suis là sans rien, A sourire toujours.
Le silence de mes mots, N'efface pas les maux, Mais laisse la douceur
Gagner un peu sur la peur. Tu dors doucement, sans erreur, Et moi, moi, j'attends, je t'attends.
J'attends aussi un peu le temps, J'attends toujours le vent, J'attends sans comprendre.
L'ange doux parle lentement, Mais le nœud étouffant, Et là aussi un peu ce matin.
Curieux. Curieux de n'être pas, Et d'être pourtant à la fois. Tout et rien, du rien dans le tout.
Le mélange du noir et du blanc Dans un brouhaha indécent, ne cesse-t-il donc jamais ?
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| mercredi 30 juillet 2008, a 15:10 |
| amorphie |
Sans pensées,
Sans idées,
Je laisse s'égrener
Des mots alambiqués
Je laisse courir
Sans ne rien dire
Je laisse parler
Sans s'avouer,
Sans idées
Sans pensées
Je laisse s'écouler
Des mots apprêtés,
Et je laisse avancer
Sans même remarquer
Le flot alloué
Au jour affecté. |
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| mardi 29 juillet 2008, a 09:01 |
| palissade et lapalissade |
Dans le petit cœur de la tempête
Un sourire triste fait la tête
Raillant les rêves de femme.
Il ne fait aucun bruit
Et profite de la nuit
Pour se torturer l'âme.
Une voix : « Radions les lieux insensés
Ou seul existe l'amené,
Oublions, veux tu les joies torturés
Pour ce noyer dans la simplicité ».
Sirènes et fantôme de ce lieu
Lui parlent du ciel bleu
Des joies où naissent la vie
Des lendemains sans jours
Bercé tout d'amour
Où n'existent que des soupirs ravis
Dans le petit cœur de la tempête,
Les mensonges doux sourient,
Et les petits pas profitent de la nuit
Pour de l'ironie amer faire une fête.
Mais dans l'autre ciel,
les faux gentils maudits
ont le regard qui jouit,
Dans l'autre ciel,
ressurgit une colère,
celle du faux mensonge amer.
Et drapé de la bienséance,
de leurs maudites arrogances
ils s'autorisent au delà des interdits
à violer les frontières, de leurs mots sali
Ils jettent des regards appuyés
au delà de ce que la confiance
n'aurait laissé sans méfiance.
Maudites gents, maudit soyez
vous et votre jouissif pouvoir
de ceux qui s'autorisent les avoir.
Et craignez ma colère,
Car je suis le ciel et la terre
Et la foudre amer des mes mots
Vous revaudra un jour ce lot.
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| dimanche 27 juillet 2008, a 09:50 |
| l'indicible outragé |
L'indicible outragé et touché Et le souffle tout sauf léger Je danse la folle union des moi Et regarde le vide dans l'émoi
J'ai la joie privée des pleurs, à l'allure D'un sacré caché dans une embrasure, Et rien des milles-gloires n'arrive à débaucher L'ombre des dieux pourtant suppliés et baisée
Le vin maudit coule rouge Et l'ivresse laisse un trône qui bouge Se regardant dans un miroir se redressant L'âme perd le sens du frisson de ses sens
Rien ne peut rompre l'obsession, ni prêtre Ni l'abandon désespéré à la couleur d'un maître. Et les mots jamais dit de la consolante Ont parfois le parfum de ces joies violentes
Dont les fantômes jamais oubliés hantent Les donjons dont les tours ensanglantent L'esprit souriant que les maudits disent de bien Et que je n'arrive pas à faire mien.
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| samedi 26 juillet 2008, a 10:10 |
| La reine des sables |
Dans le vent des oubliées,
se réveille la poudre de terre,
qui chantonne un air,
un air de temps passé.
Khaled incline sa tête,
l'émotion le gagne lentement,
là où coule le sang.
Dans le vent des oubliées,
c'est la vie qui fait son nid,
et pourtant les rires finis
ont une odeur de désespéré.
Khaled, roi des rois
se meurent et il le sait.
Mais les rois ne meurent jamais.
Dans le vent des oubliées,
les princesses chantonnent la vie,
et l'impossible n'est pas d'ici,
pour les muses des avoués. |
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| vendredi 25 juillet 2008, a 10:37 |
| Petite maman |
Petite maman bien trop jolie pour être seule encore aujourd'hui
Petite maman tu me souries j'aime ça et je te le dis
Ton histoire je la connais, elle me touche, et tu le sais.
Un mari vite épousé, une histoire d'amour pas pour toujours, et une fille.
Petite maman tu me souries, bien trop jolie pour être seule encore aujourd'hui.
Bien sur il te faut du temps, pour panser tes nombreuses plaies,
quelques instants, de temps en temps, pour te revoir avec espoir.
Mais tu me touches, je te le dis, et tu souris.
Petite maman, bien trop jolie pour être sans amant encore aujourd'hui.
Un regard, ton sourire, des yeux qui brillent, et qui pétillent.
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| jeudi 10 juillet 2008, a 14:33 |
| Je palis |
Je palis,
Je palis ce soir,
A l'ombre des mes désespoirs,
Se drapant du silence
De la douleur,
Et fausse douceur,
Je perds le sourire
Dans la route, éconduit,
Faux chemin d'ici,
Je mens, encore, toujours,
Mais la tour du normal
Viens tuer l'anormal,
Et le temps m'écorche,
Je ne vois plus le jour
Dans des faux mots d'amour.
M'oublier
M'oublier un peu
Pour m'étouffer, je veux. |
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| mercredi 09 juillet 2008, a 10:26 |
| Maudit soit le soleil |
Je m'essouffle des fois, Je m'en vais parfois, Je m'éloigne en vain, Et je reviens
Je me perds souvent Je me noie dans l'incomprend Et j'ai mal des sourires Qui naissent de mes rires.
Je souffle le vent Lève le temps, Et subit la tempête, Qui me laisse bête.
Maudit est la vie Maudit est la vie, Que je provoque sans fin Et qui me laisse incertain.
Je peste le sang qui coule Et la douleur qui se déroule, Une voie étouffante Et cette fichu mort lente.
Je suis le Diable, Au goût minable, Au cœur d'enfant Pas innocent.
Et me voilà Tristement là, A ne rien comprendre Et tout entreprendre.
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| samedi 05 juillet 2008, a 07:25 |
| la taverne de l'innocence |
Petit garçon, ou homme d'un jour, cette barbe sur ta joue lisse, Te dit bien que sans malice, Ta drôle de vie fait des détours,
Le temps n'est pas tel que tu veux ? Tu y as cru encore un peu, A ce drôle de rêve d'amour Qui pourtant te joue des tours
Petit garçon, ou homme d'un jour Une larme glisse encore, toujours. Elle se faufile, crée un chemin Rien ne va plus et tout va bien
Sur ton mutisme dansent les lutins, Chantent les silences de l'incertain Existes-tu encore un peu ? Rien ne va plus et tout va mieux.
Petit garçon ou homme d'un jour, Tu parles encore des jours anciens Du temps présent au temps malin, A boire le vin d'un autre jour.
Souris, souris, je t'en pris, Que s'arrêtent tout tes soucis, Un jour je crois avec le vent Là où tu iras, j'irai pressant.
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| vendredi 04 juillet 2008, a 08:42 |
| le Diable souriant |
Le démon du certain Se perd dans l'incertain Aux cris des beautés Assises et répétées.
Je suis celui qui veut Dans tous ce qu'il ne peut Et qui n'arrive pas Dans tout ce qu'il doit.
L'ange n'a rien de bien Et le Dieu est un maudit Qui n'offre strictement rien Dans tout ce qu'il me dit.
Je suis celui qui souffre Et celui qui jamais ne souffle Aux odeurs du soufre Et des internes baroufles.
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| dimanche 29 juin 2008, a 14:31 |
| foi et loi |
Galères sans fin Faites de sourires De petites mains Et de martyrs.
Roulent les foules Accourent les drôles D'un temps saoul Et de jeux de rôles
Bonheur d'un jour Et cloitre toujours, L'amour parfois Oublie ses lois.
Marche le vent Et souffle le temps Rien ne m'embête Et je m'entête.
Dans ton sourire Je vois le rire D'un temps de roi Où je suis moi.
Passent les jours Et je suis là, Et toi toujours, Quoi qu'il en soit. |
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| samedi 28 juin 2008, a 07:56 |
| l'ydille vaine |
Les fesses reposés sur cette chaise Je prends des allures de faux aise Avec un masque de cire Ou s'imprime un sourire.
Le vent pourtant souffle les roses Qui à mes pieds reposent Mais quand viennent les soirs Ressurgissent les idées noires.
Alors, la couleur de cheveux blonds Recouvrent parfois mon horizon D'une idylle au parfum de soufre Qui souffle l'odeur de ce que je souffre.
Maudit soient les chevauchées supérieures Maudit soient les mondes meilleurs Laissez moi découvrir cette lande Me satisfaire des plaisirs de bandes |
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| vendredi 27 juin 2008, a 16:33 |
| lassitude du soir |
Fatigué,
Je laisse mes pensés
Faire semblant de se poser
Sans jamais s'envoler.
Fatigué,
Je ne vois plus rien
De ce qui me tiens
Et me retiens
Fatigué
Je me sens sans amour
Et le cœur lourd
Qui se fait sourd
Fatigué
De toujours avoir à lutter
Contre moi, le temps passé
Et moi désespéré.
Fatigué,
Je laisse le désert s'installer
Et la vie s'en aller
Sans même la regarder. |
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| mardi 24 juin 2008, a 07:41 |
| méfie toi |
Méfie toi petite princesse, si tu ne sais me retenir, si tu ne m'accroches par un sourire, qu'un jour je ne disparaisse.
Je m'accroche un instant, mais je suis comme le vent, le monde m'appartient, et je ne crois trop en rien.
Méfie toi petite princesse, l'amour ça s'entretient, aucun feu ne brûle sans rien, qu'un jour je ne te laisse.
Mais pour l'instant petite princesse, tu es plus douce qu'une caresse, plus belle qu'un ciel d'été, et le soleil devrait te jalouser.
Et si tu accepte de prendre ma main, alors c'est ensemble que nous partirons demain. Et même la douleur nous fera rire, tant j'ai d'amour à t'offrir.
Petite princesse, ne m'oublie pas, pour toi je serai toujours là, petite princesse ne m'oublie pas, moi je pense très fort à toi.
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| lundi 23 juin 2008, a 08:15 |
| l'escalier invisible |
Je ne sais pas quand j'ai commencé à perdre le sens A ne plus savoir où était la démence, Les limites de mon bonheur, du tien, du sien, Et de ma propre souffrance au quotidien.
Course de fou, et course sans fin, En perdant le départ, je perds la fin
Le vent a soufflé et ouvert les portes De la boîte de pandores, les démons sont sortis Et à danser la java se sont mis. Me laissant seul face à cette cohorte.
Je ne sais plus où se trouvent mes joies, Je les crée, mais aussi sûrement je les noie.
En perdant le sens, j'ai perdu la joie Et le simple bonheur d'être près d'un toi. Je suis nombreux et je suis seul. Je suis courageux ou je suis veul ?
Comment dire l'indicible, Quand même moi j'y suis sensible
Marchant sur la corde raide Où le beau frôle les joies laides Je suis le diable torturé Qui torture sans oublier.
Et puis quel moi, Sans nous, sans toi, Sans moi, avec toi, Je ne sais pas.
Drôle de soi, Drôle de voie.
S'excuser ? Oublier ? Se noyer ? Désespéré… |
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| jeudi 19 juin 2008, a 19:20 |
| souvenirs |
Revenu du fin fond de mon passé plus rien ne soulage cette douleur sauvage qui n'a cesse de me tourmenter.
C'est une musique triste, elle se joue du présent, et, volant, virevoltant comme les doigts d'un pianiste,
elle l'utilise même pour refaire vivre le passé, ravivant les vieilles haines, et renflammant les amours oubliés.
Ah, souvenir… Souvenir de trop joli regards me disant qu'il est trop tard. Souvenir! Je ferai tout pour te fuir.
Mais le monde semble soudain bien étroit. Et, sur cette drôle de terre ronde où que j'aille je te revois.
Et sur moi tu sembles t'acharner. Consciencieusement tu collectionnes toutes les images de mon passé, comme pour pouvoir mieux me les rappeler.
Ah, sombre fumée, odeur d'un bonheur échappé, revenants d'un passé oublié, revenant me tourmenter.
Tu semble être la sinistre mémoire de tout ce que l'on aurait voulu laisser, de ce que l'on aurait voulu oublier, derrière soi, sur un coin de trottoir.
Oui, derrière soi pour toujours ce boulet accroché au pied que je traîne chaque jour. Ah, je crois bien que je te hais,
mais que jamais je n'arriverai, maudit, à me dépêtrer de ces chaînes auxquelles tu m'as attachées. Oui, je crois bien que je te hais. |
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| mercredi 18 juin 2008, a 10:00 |
| Luminaire |
Ah ! Maudit soit ses sentiers Où je m'écorche les pieds, Y laisse la douceur de mon âme Dans les affres d'une douceur de femmes
Quelle chanson de tourmente Ou les baisers des amantes Transforme l'habit en haillon Creusant un profond sillon
Qui me laisse plus qu'égratigné. Et pourtant, parler de baiser N'a pas grand-chose de larmoyant Tout en frôlant le désolant.
Des mots, des mots qui dérangent Font croire que le sang est ange Recouvert d'un doux voile Qui laissent entrevoir les étoiles
Mais tout n'est qu'embûche Et alors même que je la crée, je trébuche. Curieuse ombre d'un jeune vieux roi Qui comme une large rivière me noie
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| dimanche 15 juin 2008, a 20:15 |
| l'étoile et le peuplier |
C'est le cauchemar des doutes, Et la chanson des sans doutes, Qui s'installe dans le certain, Où de tout je ne veux plus rien.
Pensées incertaines et lointaines, J'ai la peur des nausées Que provoquent mes idées, Mais le manque n'est pas amène,
Et ne laisse pas passer grand chose. Jolie, belle comme une rose, L'odeur et le goût ne peuvent être changé, Et l'impossible ne peut être transformé,
L'envie, l'envie est tellement présente, Que seule la lâcheté d'une vie Où j'aime pourtant celles qui sourient M'étouffe comme une mante.
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| vendredi 13 juin 2008, a 06:47 |
| Café |
Les tables de café rythment ma vie, tu es de nouveau là, je te souris. Tu m'as toujours habitée, puis un jour t'en es allée.
Mais tu fut bien remplacée, remplacée par un sourire, remplacée par un petit rire, et jamais tu ne m'as manquée.
Mais te revoilà, je te souris, si les tables de café rythment ma vie, je t'accueille sans hésiter, fille du vent au cœur léger,
souffle d'un temps d'insouciance oublié, voilà la fin d'une longue errance, et je suis toujours là, inchangé.
Te revoilà, sans hésiter je te souris, si les tables de café rythment ma vie, à mes cotés, je t'accueille le cœur léger. |
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| jeudi 12 juin 2008, a 09:02 |
| L'incertitude du moi |
Le soleil couvert par les cris, les cris et les coups de folie, puis la pluie... Et cette orage qui finit.
Et enfin, une voix, l'odeur de tes pas, et quelque chose de moi, quelque chose qui ne pars pas.
La fatique enfin, et le doute si soudain, avec cette air de refrain, qui revient avec entrain.
L'orage, toujour lui, toujours lui pour l'oubli, l'oubli des interdits, et les interdits tant maudit.
La lassitude, dis tu, à toujours, ce gout d'amertume des amours qui restent un petit peu sourd, à la douleur et aux grands retours.
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| mercredi 11 juin 2008, a 07:32 |
| Fièvre et toux |
Je voudrais laisser les gloires opportunes Aux plaisirs des rêves et des fièvres anciennes Ce jour, plus rien ne me réveillait autre qu'une lune Et mon cœur chantonnait que je me souvienne,
Il chantonnait les plaisirs des joies indicibles Qui font vibrer les cœurs, et transforment les laids en beau Il chantonnait, les joies et les bonheurs à nul impossible Et se nourrissait des doutes d'une goutte d'eau
Près de quelques mots vite relu à l'ombre d'un arbre Je ne voulais plus ressentir ce froid qui me glaçait Et décrétais que j'arriverais à rester de marbre Aux blessures jamais fermées que me présentait mon passé
Oh combien illusoire, croire que l'esprit n'a aucune Prise sur la volonté. Qu'il est possible de dire jamais. Je regardais, doucement, la nuit se mélangeant à la lune En sachant que rien ne serait pareil désormais. |
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| lundi 09 juin 2008, a 20:53 |
| la folie dans l'ici |
Je suis le vent, Tu es la pluie, Et je souris Quand je te me mens
Tu es le désir Sans avenir L'envie de folie Et tu te ris.
Tu est jolie, Du moins je le dis, Et ton odeur… Et je me meurs.
Je ferme les yeux Et je te veux Je te regarde, Et je m'hasarde,
Dans une voie Sans d'autre joies Que les frissons De mes tréfonds.
Tout est perdu, Je suis foutu Mais je te touche Caresse ta bouche
Et je souris Et je revis Sans autre merci Que nos envies.
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| dimanche 08 juin 2008, a 15:33 |
| Rire encore une fois |
Riez, souriez et riez, profitez tant que vous pouvez, car je sème mon poison, où le bonheur sent bon.
Riez, riez je vous en pris, n'entachez pas de mépris, ces joies qui vous sourient, avant que ce ne soit fini.
Je n'ai pas besoin de vous, pour voir que je suis le mal que je m'installe dans les dessous de votre bonheur que j'avale.
Après moi, plus rien. J'ai tué le mien, le sien et le tien. Et pourtant j'était si bien, dans ce qui ne ressemblait à rien.
Le Diable ne m'a rien donné, alors je lui ai tout pris, l'ai emballé au gout de mes envies, sans ne plus ni penser, ni raisonner.
Et quand les flammes brulent, il est trop tard pour hésiter, juste laisser le temps passer, en regardant où tout cela peut nous mener |
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| vendredi 06 juin 2008, a 07:15 |
| Venin |
C'est d'un regard plein de dédain que tu me lançais ton venin, là où derrière quelques traits vilains
j'avais à tort osé espérer que personne jamais n'y verrais tout ce que j'y avais caché…
Je buvais ton calice t'écoutant sans malice, et ne voyant pas venir ce qui aurait dû m'avertir.
Ah, drôle de serpent malin quand tu crachas ton venin tu étais déjà bien certain de me tenir entre tes mains.
Et ton fiel assassin complit alors bien son destin, moi qui assis calmement, qui d'un air indifférent,
l'accueilli d'un sourire, en évitant de pâlir. Ah, dieu ce que je te hais moi qui t'ai tant aimé. |
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| mardi 03 juin 2008, a 21:33 |
| Ma petite fille |
C'est le matin, et l'air de rien petite fille toute jolie,
C'est le matin, Du moins je crois bien, Ma petite fille, frisson d'ici
Un jour de plus, Une nuit de moins
Dans la douceur de tes idées Je te regarde tout transporter Tu me regardes, et tu te ries
J'entends ma voix qui alors te dis : « Ce que tu es belle ma jolie » C'est le matin, du moins je crois bien,.
Un jour de plus, Une nuit de moins
Et l'aube souffle son vent froid, Les voiles se lèvent sur Ophélia, Sur les trésors de tes joies,
Les rois sont las, les reines sont pâles, Mais toi tu franchis les frontières, Passe du réel à l'éphémère
Un jour de plus, Une nuit de moins
Tu cours, tu chantes et est tout à la fois, Le chant des anges et le râle des mois, Celle qui me soutient et me retient
Qui me fait chanter dans les jardins Du bienséant et du mondain Je t'aime ma jolie moi. |
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| Présentation | L'Oeuvre au Noir.
Derrière le titre du roman de Yourcenar, c'est un parcour de poèmes sombres. Un pari, celui de mettre un nouveau poème au moins tout les deux jours, certains sont très vieux, d'autres seront écris le jour même.
Bonne visite, et bonne lecture. N'hésitez pas à me laisser des commentaires.
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| commentaire(s) | Bienvenu Sorez F (01/07/2008 16:34)Bonjour,
J'ai ... Las peintrefiguratif (14/05/2008 21:26)je viens de parcouri... |
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