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L'oeuvre au Noir
mercredi 28 mai 2008, a 08:54
Bienvenu

Bonjour,

les poêmes se succèdent comme un concept, un pari auquel je m'essaie.
 
En gardant la ligne directrice de poèmes sombres, je cherche à respecter une contrainte temporelle, et à en placer en moyenne un nouveau tout les deux jours.

Forcément, j'ai conscience que cette gymnastique induit que les poèmes peuvent avoir une qualité variable, puisque je ne les reprends pas, et je vous conseille de papilloner sans chercher à les lire de manière linéaire.

Merci pour votre visite, n'hésitez pas à me laisser un commentaire.

En espérant vous compter parmis mes lecteurs.

jeudi 21 août 2008, a 10:36
Mefie toi

Méfie toi petite princesse,
si tu ne sais me retenir,
si tu ne m'accroches par un sourire,
qu'un jour je ne disparaisse.

Je m'accroche un instant,
mais je suis comme le vent,
le monde m'appartient,
et je ne crois trop en rien.

Méfie toi petite princesse,
l'amour ça s'entretient,
aucun feu ne brûle sans rien,
qu'un jour je ne te laisse.

Mais pour l'instant petite princesse,
tu es plus douce qu'une caresse,
plus belle qu'un ciel d'été,
et le soleil devrait te jalouser.

Et si tu accepte de prendre ma main,
alors c'est ensemble que nous partirons demain.
Et même la douleur nous fera rire,
tant j'ai d'amour à t'offrir.

Petite princesse, ne m'oublie pas,
pour toi je serai toujours là,
petite princesse ne m'oublie pas,
moi je pense très fort à toi.

mardi 19 août 2008, a 09:19
l'indistexte

Jamais ne cesse
La violation du droit,
Et le souffle froid.

Encore et sans cesse,
Le vol prend son essors
Dans la droiture qui mord.

Souffle de déesses,
Et course effrénée
Vers un horizon obstrué,

Les lutins disent la messe,
Et le vin coule à flot,
Et je ne dis mot.

Dans le silence sans caresses,
Les larmes volent les mots,
Et me laissent à peine à flot.

jeudi 14 août 2008, a 11:54
clara

Assise à la grande table
Tu es aussi belle qu'adorable

Et je respire l'air coloré
Que tu laisse échapper

Tu es discrète et coquine,
Tu babilles et tu souris,
Tu attends et tu rapines,
Les morceaux de ma vie,

Que je laisse passer.
Tu es drôle et souriante,
puis sérieuse et moquante,
Tu questionnes et éclaires,

Par tes petites mimiques,
Les nuages menaçants,
Qui deviennent souriants.
Sans plus de panique.

mardi 12 août 2008, a 08:29
le bateau ivre

Un jour je courrai impassible
Et mon cœur sera sans cible,
Et ce jour, je serai l'équipage
De mon propre et terrible tapage.

Mais le vent des chaires
A toujours ce goût amer
Mais aussi le regard d'un enfant
Et la tendresse des triomphants.

En attendant le souffle des peaux
Je suis celui qui joue au beau
Et qui ne badine plus de ses vacheries
Et embrassant le pied des Maries.

Soit, soit dit les mots de braises
Et que la pluie souffle le malaise
Et que les cœurs des lâches
Relèvent les vies sans tâches.

samedi 09 août 2008, a 10:07
le refrain invisible

Je chantonne
Et tu t'étonnes.
Je m'étonne
Tu es atone.

Je m'abstiens
L'air de rien
Tu reviens
L'air assassin.

Je rouspète
Et tu m'embêtes,
Je m'arrête
Et tu fais la tête.

Je suis las
Et tu m'embrasses,
Je t'enlace
Et tu te lasses.

lundi 04 août 2008, a 08:29
Thèlme

Ecrire un peu parfois,

des mots qui ont le droit

là où ils le veulent

sans jamais être veule.

 

Laisser le temps passer

sans jamais l'arrêter.
Courir toujour courir,

dans un semblant de sourir.

Détruire le beau

détruire le propre,

Ne rien laisser d'autre

que ce qu'il faut.

Construire le beau

Construire le propre,

Ne rien laisser d'autre

que ce qu'il faut.

 

Et puis mourir

s'éteindre d'un coup

Oubliant d'être beaucoup

en laissant la vie sourire.

jeudi 31 juillet 2008, a 11:08
Un matin

Un réveil, un grognement,
Tu rouspètes fortement,
Et je râle à mon tour,

Et puis ce matin,
Je suis là sans rien,
A sourire toujours.

Le silence de mes mots,
N'efface pas les maux,
Mais laisse la douceur

Gagner un peu sur la peur.
Tu dors doucement, sans erreur,
Et moi, moi, j'attends, je t'attends.

J'attends aussi un peu le temps,
J'attends toujours le vent,
J'attends sans comprendre.

L'ange doux parle lentement,
Mais le nœud étouffant,
Et là aussi un peu ce matin.

Curieux. Curieux de n'être pas,
Et d'être pourtant à la fois.
Tout et rien, du rien dans le tout.

Le mélange du noir et du blanc
Dans un brouhaha indécent,
ne cesse-t-il donc jamais ?

mercredi 30 juillet 2008, a 15:10
amorphie

Sans pensées,

Sans idées,

Je laisse s'égrener

Des mots alambiqués

 

Je laisse courir

Sans ne rien dire

Je laisse parler

Sans s'avouer,

 

Sans idées

Sans pensées

Je laisse s'écouler

Des mots apprêtés,

 

Et je laisse avancer

Sans même remarquer

Le flot alloué

Au jour affecté.

mardi 29 juillet 2008, a 09:01
palissade et lapalissade

Dans le petit cœur de la tempête

Un sourire triste fait la tête

Raillant les rêves de femme.

 

Il ne fait aucun bruit

Et profite de la nuit

Pour se torturer l'âme.

 

Une voix :  « Radions les lieux insensés

Ou seul existe l'amené,

Oublions, veux tu les joies torturés

Pour ce noyer dans la simplicité ».

 

Sirènes et fantôme de ce lieu

Lui parlent du ciel bleu

Des joies où naissent la vie

 

Des lendemains sans jours

Bercé tout d'amour

Où n'existent que des soupirs ravis

 

Dans le petit cœur de la tempête,

Les mensonges doux sourient,

Et les petits pas profitent de la nuit

Pour de l'ironie amer faire une fête.

 

Mais dans l'autre ciel,

les faux gentils maudits

ont le regard qui jouit,

 

Dans l'autre ciel,

ressurgit une colère,

celle du faux mensonge amer.

 

Et drapé de la bienséance,

de leurs maudites arrogances

ils s'autorisent au delà des interdits

à violer les frontières, de leurs mots sali

 

Ils jettent des regards appuyés

au delà de ce que la confiance

n'aurait laissé sans méfiance.

 

Maudites gents, maudit soyez

vous et votre jouissif pouvoir

de ceux qui s'autorisent les avoir.

 

Et craignez ma colère,

Car je suis le ciel et la terre

Et la foudre amer des mes mots

Vous revaudra un jour ce lot.

dimanche 27 juillet 2008, a 09:50
l'indicible outragé

L'indicible outragé et touché
Et le souffle tout sauf léger
Je danse la folle union des moi
Et regarde le vide dans l'émoi

J'ai la joie privée des pleurs, à l'allure
D'un sacré caché dans une embrasure,
Et rien des milles-gloires n'arrive à débaucher
L'ombre des dieux pourtant suppliés et baisée

Le vin maudit coule rouge
Et l'ivresse laisse un trône qui bouge
Se regardant dans un miroir se redressant
L'âme perd le sens du frisson de ses sens

Rien ne peut rompre l'obsession, ni prêtre
Ni l'abandon désespéré à la couleur d'un maître.
Et les mots jamais dit de la consolante
Ont parfois le parfum de ces joies violentes

Dont les fantômes jamais oubliés hantent
Les donjons dont les tours ensanglantent
L'esprit souriant que les maudits disent de bien
Et que je n'arrive pas à faire mien.

samedi 26 juillet 2008, a 10:10
La reine des sables

Dans le vent des oubliées,

se réveille la poudre de terre,

qui chantonne un air,

un air de temps passé.

 

Khaled incline sa tête,

l'émotion le gagne lentement,

là où coule le sang.


Dans le vent des oubliées,

c'est la vie qui fait son nid,

et pourtant les rires finis

ont une odeur de désespéré.

 

Khaled, roi des rois

se meurent et il le sait.

Mais les rois ne meurent jamais.

 

Dans le vent des oubliées,

les princesses chantonnent la vie,

et l'impossible n'est pas d'ici,

pour les muses des avoués.

vendredi 25 juillet 2008, a 10:37
Petite maman

Petite maman
bien trop jolie
pour être seule encore aujourd'hui

Petite maman
tu me souries
j'aime ça et je te le dis

Ton histoire
je la connais,
elle me touche, et tu le sais.

Un mari vite épousé,
une histoire d'amour
pas pour toujours,
et une fille.

Petite maman
tu me souries,
bien trop jolie
pour être seule encore aujourd'hui.

Bien sur il te faut du temps,
pour panser
tes nombreuses plaies,

quelques instants,
de temps en temps,
pour te revoir
avec espoir.

Mais tu me touches,
je te le dis,
et tu souris.

Petite maman,
bien trop jolie
pour être sans amant
encore aujourd'hui.

Un regard, ton sourire,
des yeux qui brillent,
et qui pétillent.

jeudi 10 juillet 2008, a 14:33
Je palis

Je palis,

Je palis ce soir,

A l'ombre des mes désespoirs,

 

Se drapant du silence

De la douleur,

Et fausse douceur,

 

Je perds le sourire

Dans la route, éconduit,

Faux chemin d'ici,

 

Je mens, encore, toujours,

Mais la tour du normal

Viens tuer l'anormal,

 

Et le temps m'écorche,

Je ne vois plus le jour

Dans des faux mots d'amour.

 

M'oublier

M'oublier un peu

Pour m'étouffer, je veux.

mercredi 09 juillet 2008, a 10:26
Maudit soit le soleil

Je m'essouffle des fois,
Je m'en vais parfois,
Je m'éloigne en vain,
Et je reviens

Je me perds souvent
Je me noie dans l'incomprend
Et j'ai mal des sourires
Qui naissent de mes rires.

Je souffle le vent
Lève le temps,
Et subit la tempête,
Qui me laisse bête.

Maudit est la vie
Maudit est la vie,
Que je provoque sans fin
Et qui me laisse incertain.

Je peste le sang qui coule
Et la douleur qui se déroule,
Une voie étouffante
Et cette fichu mort lente.

Je suis le Diable,
Au goût minable,
Au cœur d'enfant
Pas innocent.

Et me voilà
Tristement là,
A ne rien comprendre
Et tout entreprendre.


samedi 05 juillet 2008, a 07:25
la taverne de l'innocence

Petit garçon, ou homme d'un jour,
cette barbe sur ta joue lisse,
Te dit bien que sans malice,
Ta drôle de vie fait des détours,

Le temps n'est pas tel que tu veux ?
Tu y as cru encore un peu,
A ce drôle de rêve d'amour
Qui pourtant te joue des tours

Petit garçon, ou homme d'un jour
Une larme glisse encore, toujours.
Elle se faufile, crée un chemin
Rien ne va plus et tout va bien

Sur ton mutisme dansent les lutins,
Chantent les silences de l'incertain
Existes-tu encore un peu ?
Rien ne va plus et tout va mieux.

Petit garçon ou homme d'un jour,
Tu parles encore des jours anciens
Du temps présent au temps malin,
A boire le vin d'un autre jour.

Souris, souris, je t'en pris,
Que s'arrêtent tout tes soucis,
Un jour je crois avec le vent
Là où tu iras, j'irai pressant.

vendredi 04 juillet 2008, a 08:42
le Diable souriant

Le démon du certain
Se perd dans l'incertain
Aux cris des beautés
Assises et répétées.

Je suis celui qui veut
Dans tous ce qu'il ne peut
Et qui n'arrive pas
Dans tout ce qu'il doit.

L'ange n'a rien de bien
Et le Dieu est un maudit
Qui n'offre strictement rien
Dans tout ce qu'il me dit.

Je suis celui qui souffre
Et celui qui jamais ne souffle
Aux odeurs du soufre
Et des internes baroufles.

dimanche 29 juin 2008, a 14:31
foi et loi

Galères sans fin

Faites de sourires

De petites mains

Et de martyrs.

Roulent les foules

Accourent les drôles

D'un temps saoul

Et de jeux de rôles


Bonheur d'un jour

Et cloitre toujours,

L'amour parfois

Oublie ses lois.


Marche le vent

Et souffle le temps

Rien ne m'embête

Et je m'entête.


Dans ton sourire

Je vois le rire

D'un temps de roi

Où je suis moi.


Passent les jours

Et je suis là,

Et toi toujours,

Quoi qu'il en soit.

samedi 28 juin 2008, a 07:56
l'ydille vaine

Les fesses reposés sur cette chaise
Je prends des allures de faux aise
Avec un masque de cire
Ou s'imprime un sourire.


Le vent pourtant souffle les roses
Qui à mes pieds reposent
Mais quand viennent les soirs
Ressurgissent les idées noires.

Alors, la couleur de cheveux blonds
Recouvrent parfois mon horizon
D'une idylle au parfum de soufre
Qui souffle l'odeur de ce que je souffre.

Maudit soient les chevauchées supérieures
Maudit soient les mondes meilleurs
Laissez moi découvrir cette lande
Me satisfaire des plaisirs de bandes

vendredi 27 juin 2008, a 16:33
lassitude du soir

Fatigué,

Je laisse mes pensés

Faire semblant de se poser

Sans jamais s'envoler.

 

Fatigué,

Je ne vois plus rien

De ce qui me tiens

Et me retiens

 

Fatigué

Je me sens sans amour

Et le cœur lourd

Qui se fait sourd

 

Fatigué

De toujours avoir à lutter

Contre moi, le temps passé

Et moi désespéré.

 

Fatigué,

Je laisse le désert s'installer

Et la vie s'en aller

Sans même la regarder.

mardi 24 juin 2008, a 07:41
méfie toi

Méfie toi petite princesse,
si tu ne sais me retenir,
si tu ne m'accroches par un sourire,
qu'un jour je ne disparaisse.

Je m'accroche un instant,
mais je suis comme le vent,
le monde m'appartient,
et je ne crois trop en rien.

Méfie toi petite princesse,
l'amour ça s'entretient,
aucun feu ne brûle sans rien,
qu'un jour je ne te laisse.

Mais pour l'instant petite princesse,
tu es plus douce qu'une caresse,
plus belle qu'un ciel d'été,
et le soleil devrait te jalouser.

Et si tu accepte de prendre ma main,
alors c'est ensemble que nous partirons demain.
Et même la douleur nous fera rire,
tant j'ai d'amour à t'offrir.

Petite princesse, ne m'oublie pas,
pour toi je serai toujours là,
petite princesse ne m'oublie pas,
moi je pense très fort à toi.

lundi 23 juin 2008, a 08:15
l'escalier invisible

Je ne sais pas quand j'ai commencé à perdre le sens
A ne plus savoir où était la démence,
Les limites de mon bonheur, du tien, du sien,
Et de ma propre souffrance au quotidien.

Course de fou, et course sans fin,
En perdant le départ, je perds la fin

Le vent a soufflé et ouvert les portes
De la boîte de pandores, les démons sont sortis
Et à danser la java se sont mis.
Me laissant seul face à cette cohorte.

Je ne sais plus où se trouvent mes joies,
Je les crée, mais aussi sûrement je les noie.

En perdant le sens, j'ai perdu la joie
Et le simple bonheur d'être près d'un toi.
Je suis nombreux et je suis seul.
Je suis courageux ou je suis veul ?

Comment dire l'indicible,
Quand même moi j'y suis sensible

Marchant sur la corde raide
Où le beau frôle les joies laides
Je suis le diable torturé
Qui torture sans oublier.

Et puis quel moi,
Sans nous, sans toi,
Sans moi, avec toi,
Je ne sais pas.

Drôle de soi,
Drôle de voie.

S'excuser ?
Oublier ?
Se noyer ?
Désespéré…

jeudi 19 juin 2008, a 19:20
souvenirs

Revenu du fin fond de mon passé
plus rien ne soulage
cette douleur sauvage
qui n'a cesse de me tourmenter.

C'est une musique triste,
elle se joue du présent,
et, volant, virevoltant
comme les doigts d'un pianiste,

elle l'utilise même
pour refaire vivre le passé,
ravivant les vieilles haines,
et renflammant les amours oubliés.

Ah, souvenir…
Souvenir de trop joli regards
me disant qu'il est trop tard.
Souvenir! Je ferai tout pour te fuir.

Mais le monde
semble soudain bien étroit.
Et, sur cette drôle de terre ronde
où que j'aille je te revois.

Et sur moi tu sembles t'acharner.
Consciencieusement tu collectionnes
toutes les images de mon passé,
comme pour pouvoir mieux me les rappeler.

Ah, sombre fumée,
odeur d'un bonheur échappé,
revenants d'un passé oublié,
revenant me tourmenter.

Tu semble être la sinistre mémoire
de tout ce que l'on aurait voulu laisser,
de ce que l'on aurait voulu oublier,
derrière soi, sur un coin de trottoir.

Oui, derrière soi pour toujours
ce boulet accroché au pied
que je traîne chaque jour.
Ah, je crois bien que je te hais,

mais que jamais je n'arriverai,
maudit, à me dépêtrer
de ces chaînes auxquelles tu m'as attachées.
Oui, je crois bien que je te hais.

mercredi 18 juin 2008, a 10:00
Luminaire

Ah ! Maudit soit ses sentiers
Où je m'écorche les pieds,
Y laisse la douceur de mon âme
Dans les affres d'une douceur de femmes

Quelle chanson de tourmente
Ou les baisers des amantes
Transforme l'habit en haillon
Creusant un profond sillon

Qui me laisse plus qu'égratigné.
Et pourtant, parler de baiser
N'a pas grand-chose de larmoyant
Tout en frôlant le désolant.

Des mots, des mots qui dérangent
Font croire que le sang est ange
Recouvert d'un doux voile
Qui laissent entrevoir les étoiles

Mais tout n'est qu'embûche
Et alors même que je la crée, je trébuche.
Curieuse ombre d'un jeune vieux roi
Qui comme une large rivière me noie

dimanche 15 juin 2008, a 20:15
l'étoile et le peuplier

C'est le cauchemar des doutes,
Et la chanson des sans doutes,
Qui s'installe dans le certain,
Où de tout je ne veux plus rien.

Pensées incertaines et lointaines,
J'ai la peur des nausées
Que provoquent mes idées,
Mais le manque n'est pas amène,

Et ne laisse pas passer grand chose.
Jolie, belle comme une rose,
L'odeur et le goût ne peuvent être changé,
Et l'impossible ne peut être transformé,

L'envie, l'envie est tellement présente,
Que seule la lâcheté d'une vie
Où j'aime pourtant celles qui sourient
M'étouffe comme une mante.

vendredi 13 juin 2008, a 06:47
Café

Les tables de café rythment ma vie,
tu es de nouveau là, je te souris.
Tu m'as toujours habitée,
puis un jour t'en es allée.

Mais tu fut bien remplacée,
remplacée par un sourire,
remplacée par un petit rire,
et jamais tu ne m'as manquée.

Mais te revoilà, je te souris,
si les tables de café rythment ma vie,
je t'accueille sans hésiter,
fille du vent au cœur léger,

souffle d'un temps d'insouciance oublié,
voilà la fin d'une longue errance,
et je suis toujours là, inchangé.

Te revoilà, sans hésiter je te souris,
si les tables de café rythment ma vie,
à mes cotés, je t'accueille le cœur léger.

jeudi 12 juin 2008, a 09:02
L'incertitude du moi

Le soleil couvert par les cris,
les cris et les coups de folie,
puis la pluie...
Et cette orage qui finit.

Et enfin, une voix,
l'odeur de tes pas,
et quelque chose de moi,
quelque chose qui ne pars pas.

La fatique enfin,
et le doute si soudain,
avec cette air de refrain,
qui revient avec entrain.

L'orage, toujour lui,
toujours lui pour l'oubli,
l'oubli des interdits,
et les interdits tant maudit.

La lassitude, dis tu, à toujours,
ce gout d'amertume des amours
qui restent un petit peu sourd,
à la douleur et aux grands retours.

mercredi 11 juin 2008, a 07:32
Fièvre et toux

Je voudrais laisser les gloires opportunes
Aux plaisirs des rêves et des fièvres anciennes
Ce jour, plus rien ne me réveillait autre qu'une lune
Et mon cœur chantonnait que je me souvienne,

Il chantonnait les plaisirs des joies indicibles
Qui font vibrer les cœurs, et transforment les laids en beau
Il chantonnait, les joies et les bonheurs à nul impossible
Et se nourrissait des doutes d'une goutte d'eau

Près de quelques mots vite relu à l'ombre d'un arbre
Je ne voulais plus ressentir ce froid qui me glaçait
Et décrétais que j'arriverais à rester de marbre
Aux blessures jamais fermées que me présentait mon passé

Oh combien illusoire, croire que l'esprit n'a aucune
Prise sur  la volonté. Qu'il est possible de dire jamais.
Je regardais, doucement, la nuit se mélangeant à la lune
En sachant que rien ne serait pareil désormais.

lundi 09 juin 2008, a 20:53
la folie dans l'ici

Je suis le vent,
Tu es la pluie,
Et je souris
Quand je te me mens

Tu es le désir
Sans avenir
L'envie de folie
Et tu te ris.

Tu est jolie,
Du moins je le dis,
Et ton odeur…
Et je me meurs.

Je ferme les yeux
Et je te veux
Je te regarde,
Et je m'hasarde,

Dans une voie
Sans d'autre joies
Que les frissons
De mes tréfonds.

Tout est perdu,
Je suis foutu
Mais je te touche
Caresse ta bouche

Et je souris
Et je revis
Sans autre merci
Que nos envies.

dimanche 08 juin 2008, a 15:33
Rire encore une fois

Riez, souriez et riez,
profitez tant que vous pouvez,
car je sème mon poison,
où le bonheur sent bon.

Riez, riez je vous en pris,
n'entachez pas de mépris,
ces joies qui vous sourient,
avant que ce ne soit fini.

Je n'ai pas besoin de vous,
pour voir que je suis le mal
que je m'installe dans les dessous
de votre bonheur que j'avale.

Après moi, plus rien.
J'ai tué le mien, le sien et le tien.
Et pourtant j'était si bien,
dans ce qui ne ressemblait à rien.

Le Diable ne m'a rien donné,
alors je lui ai tout pris,
l'ai emballé au gout de mes envies,
sans ne plus ni penser, ni raisonner.

Et quand les flammes brulent,
il est trop tard pour hésiter,
juste laisser le temps passer,
en regardant où tout cela peut nous mener

vendredi 06 juin 2008, a 07:15
Venin

C'est d'un regard plein de dédain
que tu me lançais ton venin,
là où derrière quelques traits vilains

j'avais à tort osé espérer
que personne jamais n'y verrais
tout ce que j'y avais caché…

Je buvais ton calice
t'écoutant sans malice,
et ne voyant pas venir
ce qui aurait dû m'avertir.

Ah, drôle de serpent malin
quand tu crachas ton venin
tu étais déjà bien certain
de me tenir entre tes mains.

Et ton fiel assassin
complit alors bien son destin,
moi qui assis calmement,
qui d'un air indifférent,

l'accueilli d'un sourire,
en évitant de pâlir.
Ah, dieu ce que je te hais
moi qui t'ai tant aimé.

mardi 03 juin 2008, a 21:33
Ma petite fille

C'est le matin,
et l'air de rien
petite fille toute jolie,

C'est le matin,
Du moins je crois bien,
Ma petite fille, frisson d'ici

Un jour de plus,
Une nuit de moins

Dans la douceur de tes idées
Je te regarde tout transporter
Tu me regardes, et tu te ries

J'entends ma voix qui alors te dis :
« Ce que tu es belle ma jolie »
C'est le matin, du moins je crois bien,.

Un jour de plus,
Une nuit de moins

Et l'aube souffle son vent froid,
Les voiles se lèvent sur Ophélia,
Sur les trésors de tes joies,

Les rois sont las, les reines sont pâles,
Mais toi tu franchis les frontières,
Passe du réel à l'éphémère

Un jour de plus,
Une nuit de moins

Tu cours, tu chantes et est tout à la fois,
Le chant des anges et le râle des mois,
Celle qui me soutient et me retient

Qui me fait chanter dans les jardins
Du bienséant et du mondain
Je t'aime ma jolie moi.

Présentation
L'Oeuvre au Noir.

Derrière le titre du roman de Yourcenar, c'est un parcour de poèmes sombres. Un pari, celui de mettre un nouveau poème au moins tout les deux jours, certains sont très vieux, d'autres seront écris le jour même.

Bonne visite, et bonne lecture. N'hésitez pas à me laisser des commentaires.

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commentaire(s)
Bienvenu Sorez F (01/07/2008 16:34)

Bonjour, J'ai ...

Las peintrefiguratif (14/05/2008 21:26)

je viens de parcouri...

est ce donc toi ? no body (30/04/2008 15:46)

Ton pari semble être...

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